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CDS KK : le capital humain
Propos recueillis par Laure Crochet
CDS KK est une société japonaise de conseil en ressources humaines et de recrutement de cadres et de dirigeants. Fondée il y a six ans par Simon Childs, managing director et Jason Dacaret, directeur du service Consulting, l'entreprise compte aujourd'hui une vingtaine de personnes, de nationalités variées et multilingues. George Yaryura, consultant français, nous présente les valeurs et les spécificités de la société.
Comment vous positionnez-vous par rapport aux autres sociétés de recrutement ?
George Yaryura : Nous sommes une société de taille moyenne, spécialisée dans les déplacements de milieu de carriére, principalement pour des postes allant du manager au président. Nous ne sommes présents que sur Tokyo et sa région. Cette spécialisation est un atout qui nous permet d'avoir développé depuis six ans un tissu relationnel très fort. Nous pouvons ainsi nous appuyer sur un portefeuille de clients important et ancien comme sur une très large base de donnèes de profils. Nous proposons un recrutement innovant et performant pour répondre aux besoins en ressources humaines de nos clients et leur apporter un conseil qualitatif. Nous sommes plus particulièrement spècialisès sur les secteurs des biens de consommation et des hautes technologies (Internet, tèlècommunications, semi-conducteurs, hardware, software).
Vous dites avoir une orientation clients très forteノ
George Yaryura : Nous avons la volonté d'être proche du recruteur, de comprendre ses attentes. Ainsi nous déployons beaucoup d'efforts pour comprendre le business model et le marché eacute; de nos clients. Nous définissons avec eux le profil du ou des candidats recherchés. Nous menons des recherches approfondies sur le marché de lユentreprise, sur ses concurrents. Nous pouvons ainsi mettre en avant ce qui fait sa différence, son pouvoir d'attraction. Pour trouver les candidats adaptés, nous nous appuyons sur des outils traditionnels comme les sites Internet, les bases de données. Mais nous privilégions une recherche ciblée de profils par la ( chasse ). Par nos contacts, le relationnel, des recommandations, notre savoir-faire nous identifions les profils qui vont correspondre aux demandes et aux attentes de nos clients.
Quels sont vos objectifs ?
George Yaryura : Nous voulons développer des relations sur le long terme et conforter notre r市eau de références. C'est pour cela que notre approche est avant tout qualitative. Dans nos missions, nous faisons toujours un suivi complet du début à la fin. Nous voulons être sûr qu'il y a une bonne adéquation entre l'entreprise et la personne présentée. Nous avons une relation proche avec les candidats. Certains ont déjà été placés par nos soins à plusieurs reprises. Dans nos métiers nous parlons de capital humain, c'est la personne qui est au cマur de l'activité.
Par ailleurs, si nous apportons des conseils à chaque étape de la recherche d'un candidat, nous proposons aussi d'externaliser certains de nos consultants au sein d'une entreprise pour y réaliser des missions de recrutement de A à Z. C'est ce que je fais é l'heure actuelle pour une entreprise française. Nous visons ainsi à développer encore plus nos activités de conseil et d'externalisation.
Le secteur de l'emploi au Japon apparaît plutôt déprimé Quelle influence cela a-t-il sur votre activité ?
George Yaryura : Nous travaillons principalement pour des entreprises étrangéres, pour qui nous recrutons principalement des Japonais ! A 90 %, nos clients sont étrangers, mais nous avons aussi des entreprises typiquement japonaises qui font appel à nos services. Ainsi, au sein de ce marché des entreprises étrangéres de Tokyo, il y a un frémissement d'activité après une récession depuis plus de 10 ans. On assiste à des embauches pour des postes de back office, plus structurants pour une entreprise, des postes de logistique, de ressources humainesノ Mais il demeure quand même une grande prudence car il y a peu de postes, et les profils recherchés sont des personnes très qualifiées avec beaucoup d'expérience. De façon, plus large, le marché de l'emploi au Japon est un marché qui bouge et évolue. Ainsi aujourd'hui, il n'est plus du tout choquant de changer d'entreprise. Beaucoup de Japonais en milieu de carrière s'attendent â être chassés.
Pourquoi êtes-vous devenu membre de la CCIFJ ?
George Yaryura : Pour trois raisons. Nous avons de fortes relations avec les entreprises françaises et nous comptons plusieurs grands noms parmi nos clients. Ensuite, la communauté industrielle française est importante en termes de prospection. Et il est encore possible d'y faire du networking, ce qui n'est pas le cas dans d'autres communauté. Enfin, il est important pour nous d'être en contact régulier avec le tissu industriel, d'être proches du monde des affaires. Les activités proposées par la CCIFJ nous permettent de nous tenir informé sur l'état du marché
www.cds-consulting.com
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